COMMENT CHOISIR SON THERAPEUTE ?




















 


 

 

 

 

 

 

 

 


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MISE EN GARDE :

Mefiez-vous de tous les thérapeutes ayant des diplômes dans des domaines non officialisés ou non reconnus par la médecine. Il n'existe pas de diplôme pour les magnétiseurs, ni d'école, c'est une "médecine populaire" que l'on pratique grâce à un don depuis la nuit des temps!!!

Il existe un véritable engouement de la population pour les médecines douces depuis maintenant plusieurs dizaines d'années, on cherche à s'orienter vers le naturel, que ce soit en médecine comme en alimentation ou en hygiène de vie. Les médecines traditionnelles fleurissent et les techniques aussi. Il existe parfois des mouvements dangereux, c'est pourquoi, il faut rester vigilant et prudent. La médecine est avant tout donnée aux médecins, ils ont appris l'organisme, son fonctionnement et ses défaillances, pour diagnostiquer, fiez-vous à votre docteur traitant. Les médecines parallèles sont là en complément et en complément seulement pour apporter un plus, parfois non négligeable, mais elles resteront toujours un complément à votre médecin traitant.

L’Union européenne travaille sur cette nouvelle demande de la population en adaptant progressivement leur législation afin d’intégrer ces médecines dans le système de santé actuel. Il nécessite en effet une nouvelle réglementation sur l’exercice illégal de la médecine, et la commercialisation des compléments alimentaires. Actuellement en pourparler, car les patients souhaitent avoir la liberté de choisir leur thérapie, leur traitement et leur thérapeute...
Une femme avocate se bat actuellement pour faire valoir ces doits.
Isabelle Robard est un docteur en droit, spécialiste en droit de la santé...Son premier livre ouvre le débat : "la santé hors-la-loi". Voici une interview concernant le positionement de l'europe sur les médecines naturelles.

INTERVIEW

La loi Droits des malades marque le début d'un processus de reconnaissance de la liberté en matière de choix thérapeutique. Néanmoins, beaucoup reste à faire en France et dans certains pays d'Europe en retard sur l'évolution de notre société. Me Isabelle Robard, Docteur en Droit, spécialisée en Droit de la santé, nous fait le point de la situation actuelle et à venir.

Alors que les médecines naturelles, depuis les années 1970, se sont imposées en France comme des disciplines de santé à part entière tant du côté des consommateurs que du côté des professionnels de la santé qui les conseillent, le droit français ne s'est pas toujours adapté aux besoins et droits des citoyens que nous sommes. Ceci créant parfois des distorsions, des inégalités et des discriminations dont sont victimes les novateurs qui ont souvent le tort d'avoir eu raison trop tôt. Maître Isabelle Robard, qui œuvre depuis de nombreuses années en vue de faire évoluer les libertés thérapeutiques en France et en Europe, vient de sortir un ouvrage de référence " MEDECINES NON-CONVENTIONELLES ET DROIT " qui démontre la nécessité d'intégrer ces médecines non-conventionnelles à part entière dans les systèmes de santé, afin de permettre aux médecins d'accéder enfin à une véritable liberté de prescription sans encourir les foudres de l'Ordre des médecins et aux praticiens de santé non-médecins de trouver leur véritable place en France, accordant ainsi à chacun d'entre nous le droit d'accès à toutes les médecines.

Elle nous livre ses réflexions et fait le point de la situation en France et en Europe sur le sujet des médecines non conventionnelles, terme officiel dorénavant utilisé pour désigner l'ensemble de ces médecines.

Isabelle Robard, comment en êtes-vous arrivée à vous intéresser aux médecines naturelles ?

Un jour, à la radio, lors d'un flash d'actualités, j'entendis parler d'un médecin qui était en détention provisoire pour avoir prescrit une nouvelle substance, aujourd'hui couramment utilisée en milieu hospitalier. Je fus profondément choquée par cette situation où le médecin se retrouvait en prison pour avoir osé choisir le traitement qu'il estimait, en son âme et conscience, le meilleur pour soigner son patient. Alors étudiante en droit, j'étais en train de terminer un mémoire et l'idée s'est aussitôt imposée à moi de changer radicalement de sujet et de consacrer ce travail universitaire au thème des libertés thérapeutiques. Ce travail sera déposé en 1988. Suite à cela, j'ai contacté un certain nombre de groupements professionnels s'occupant des médecines naturelles pour obtenir des informations. Voyant que les éléments détenus par ces structures étaient largement insuffisants, voire même hors sujet, il me fut confié la réalisation d'un rapport qui débouchera ensuite sur la publication en 1991 de mon ouvrage " La santé hors-la-loi, les hors-la-loi de la santé " (aujourd'hui épuisé), ouvrage qui servira de référence au Parlement européen dans le cadre de la résolution de 1997 sur les médecines non conventionnelles.

Les Français ont-ils véritablement le libre choix thérapeutique ?

J'ai toujours été interpellée par l'extrême difficulté en France de pouvoir se soigner et se maintenir en bonne santé dans des conditions de véritable libre choix. L'Etat ou les Ordres (ordre des médecins notamment) ont la prétention d'enfermer le consommateur dans un schéma de soins bien précis. En effet, il devrait pouvoir se faire que toutes les médecines se complètent harmonieusement dans l'intérêt suprême du patient.

Quel est le statut des médecines non conventionnelles en France ?

Elles n'ont aucun statut en tant que tel et ne sont donc pas véritablement intégrées au système de santé. Il en résulte des poursuites à l'encontre de tous les acteurs touchant à ces médecines : médecins devant l'Ordre des médecins, pharmaciens devant l'Ordre des pharmaciens, fabricants et distributeurs de plantes, de compléments alimentaires ou produits de confort pour falsification notamment devant les juridictions pénales, poursuites pour exercice illégal de la pharmacie ou exercice illégal de la médecine. Certes, en 1982, sous l'initiative du Doyen Pierre Cornillot, est créé le Dumenat (Diplôme universitaire de médecines naturelles). Egalement, l'Ordre des médecins a accepté deux orientations médicales pour les médecins : l'homéopathie et l'acupuncture. Pourtant paradoxalement, même si des diplômes inter-universitaires ont été mis en place dans ces disciplines et en matière de thérapies manuelles-ostéopathie, la situation des médecins qui les pratiquent est souvent des plus délicates lorsqu'ils agissent dans des pathologies lourdes, que ce soit pour recourir aux disciplines que nous venons d'évoquer ou que ce soit pour prescrire des médicaments étrangers. Des poursuites sont engagées pour charlatanisme ou thérapeutiques insuffisamment éprouvées devant la section disciplinaire de l'ordre des médecins. De même, des incidences fiscales ont lieu puisque les services fiscaux continuent à vouloir taxer à la TVA des praticiens non médecins normalement exonérés par la loi.

Néanmoins, des progrès sont à noter en France. En 2002 a été votée une loi " droits des malades " renforçant les droits des patients (accès au dossier médical, information, prévention, réforme de l'Ordre des médecins...) et légalisant les ostéopathes et chiropracteurs, ce qui consacre pour la première fois une remise en cause du monopole médical fixé depuis 1892 et tenant enfin compte des droits des consommateurs.

Quelle est la situation dans les autres pays européens ?

Ces médecines sont très largement utilisées et même légalisées dans de nombreux pays européens : Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Irlande, pays scandinaves, Suisse (selon les cantons), Belgique... Mais elles sont aussi très développées aux Etats Unis. La France présente donc un retard de réglementation pour ces pratiques médicales ou de santé.

La situation a longtemps stagné en Europe. Quels ont été les éléments déclenchants de l'évolution actuelle ? Quels ont été les acteurs de ce changement ? L'élément fondamental, malgré ce qui a pu être dit par les uns ou par les autres, est sans conteste le vote, le 29 mai 1997, par le Parlement européen, d'une résolution sur le statut des médecines non-conventionnelles. Le député européen, Paul Lannoye, docteur ès sciences, a en effet eu le courage politique et la ténacité de s'engager dans une voie encore très marginale à l'époque pour certains Etats membres de l'Union européenne. Ce texte, bien que n'ayant pas juridiquement de force contraignante sur les Etats de la Communauté européenne, a néanmoins permis de mettre en évidence la volonté de libre choix des citoyens européens (des milliers de pétitions ont été enregistrées) et a provoqué une réaction juridique en chaîne.

Pouvez-vous nous expliquer le choix du terme " médecines non-conventionnelles " ?

Tout d'abord, l'adjectif " non-conventionnelles " est utilisé pour la première fois dans l'histoire des médecines naturelles. Ce terme met fin aux confusions et amalgames de dénominations fantaisistes ou inappropriées pour désigner ce type de médecines, mais c'est surtout la consécration d'un terme juridique nouveau admis par toutes les institutions sanitaires internationales. En effet, avant 1997, on utilise surtout les termes de "médecines douces", "alternatives", "parallèles", "holistiques", "complémentaires"... qui désignent un contenu ou une approche médicale. Par exemple, " médecines parallèles " induit deux approches médicales qui ne se rejoignent jamais alors qu'elles doivent au contraire travailler en synergie pour permettre à l'individu d'atteindre, selon les vœux de l'OMS, le meilleur état de santé possible. De même, les termes de " médecines complémentaires ou alternatives ", ne peuvent être désignés qu'au moment de l'utilisation de ces médecines pour savoir si oui ou non elles seront utilisées à titre accessoire, principale ou unique. On remarquera aussi que le terme " complémentaire " laisse entendre qu'il s'agit d'une méthode secondaire ou auxiliaire.

Quelles ont été les médecines non-conventionnelles retenues par le Parlement européen et pourquoi ? Les disciplines mises en avant sont : la chiropraxie, l'homéopathie, la médecine anthroposophique, la médecine traditionnelle chinoise, le shiatsu, la naturopathie, l'ostéopathie, la phytothérapie... car ce sont les médecines les plus couramment utilisées et organisées. Néanmoins, la liste n'est pas exhaustive.

Pouvez-vous nous donner les points essentiels de cette résolution ?

Bien sûr, d'autant que j'ai participé très activement aux travaux juridiques préparatoires dès 1993. Cette résolution vise à harmoniser la pratique des médecines non-conventionnelles tant pour les médecins que pour les non-médecins sur le fondement de la liberté d'établissement au sein de l'Union européenne et demande donc à la Commission de Bruxelles de s'engager dans un tel processus. Dans ce cadre et dès 1993, j'avais demandé à ce que soient insérés deux objectifs en particulier qui me semblaient essentiels : d'une part, un moratoire des poursuites à l'encontre des professionnels dès lors qu'aucun préjudice n'avait été subi par le patient et d'autre part, la nécessité de mettre en place une directive sur les compléments alimentaires (intermédiaire entre l'aliment brut et le médicament) et qui est un outil de travail indispensable pour le praticien de médecines naturelles. Le premier point n'a pu être retenu car il ne pouvait y avoir ingérence de la Communauté européenne dans la politique pénale des Etats. Par contre, le second point sera voté et vient de déboucher sur une directive de juin 2002 relative aux compléments alimentaires.

Quels ont été les effets de cette résolution ?

Il y a eu une réaction en chaîne et cette résolution a eu beaucoup d'impact sur la politique nationale des Etats membres : un projet italien relatif aux chiropracteurs est présenté sur ce fondement, l'Espagne et le Portugal s'appuient également sur cette résolution pour émettre des propositions. La Belgique présente une réflexion sur ce sujet dès 1997 et motivera sa démarche sur le fondement de la résolution européenne en adoptant une loi en 1999. Dès juin 1999, la Commission des questions sociales du Conseil de l'Europe (Convention européenne des droits de l'homme et non pas CEE), adopte, en s'appuyant sur le Parlement européen, une résolution en faveur des médecines non conventionnelles qui sera votée par le Conseil de l'Europe en novembre 2001. Enfin, lorsque le ministère de la Santé français a décidé de mettre en place en 1999 une commission de travail pour légaliser les professions d'ostéopathe et de chiropracteur, c'est notamment sur ce fondement...

Nous constatons depuis plusieurs années un nombre impressionnant de procès dans le domaine des compléments alimentaires, à l'encontre des fabricants, distributeurs et voire même des praticiens. Effectivement, je dirais même que ces poursuites finissent par devenir extrêmement fréquentes en raison, à nouveau, d'une insuffisance de réglementation en France alors que ce type de produits sont en vente libre ailleurs (Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique...). En effet, pour résumer, les texte français remontent à 1912 et c'est le principe de la liste dite positive qui s'applique (tout ce qui n'est pas autorisé est interdit), ce qui est une aberration qui entrave le libre choix des consommateurs à l'heure de la mondialisation et qui porte atteinte à la libre circulation des marchandises au sein de l'Union européenne. D'ailleurs de nombreuses plaintes s'accumulent contre la France à Bruxelles. La Communauté européenne a voté en 2002 une directive sur les compléments alimentaires qui légalise ce type de produits par une liste positive qui sera réactualisée régulièrement. A souligner que la France est déjà contredite par ce texte européen qu'elle va devoir appliquer.

Mais, les citoyens ont pourtant un droit à importer des produits bénéfiques pour la santé, n'est-ce pas ?

Oui, tout à fait. Depuis un texte de 1992, les patients ou consommateurs que nous sommes, peuvent importer des médicaments non autorisés sur le territoire français ; de même que les médecins peuvent les prescrire en en faisant la demande à l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) mais en fait la procédure est longue et en cas d'urgence, totalement inefficace. D'ailleurs à ce propos une plainte a été déposée contre la France à Bruxelles à ce sujet car en pratique le système fonctionne mal, rendant inefficace un tel droit. Par contre, en matière de compléments alimentaires, aucun texte n'interdit ou n'autorise expressément une telle importation. Etant donné qu'il ne s'agit pas de médicaments, c'est le droit communautaire sur la libre circulation des marchandises qui doit s'appliquer tandis que pour les pays étrangers à la CEE, aucun texte n'accorde le droit aux autorités françaises d'interdire l'importation de vitamines par exemple en provenance des Etats Unis. Malheureusement pourtant, les agences sanitaires de notre pays bloquent l'entrée de tels produits sur le territoire français en " décidant " arbitrairement qu'il s'agit de médicaments.

Il y a eu notamment une affaire retentissante de compléments alimentaires à base de minéraux. Pouvez-vous nous dire deux mots de cette affaire ?

Etaient poursuivis pour exercice illégal de la pharmacie, infraction à la législation sur les substances vénéneuses et mise en danger de la vie d'autrui, les fabricants d'orotates, les distributeurs et, chose encore plus rare, des prescripteurs médecins, kinésithérapeutes et naturopathes et deux consommateurs qui avaient osé en conseiller à leur famille et à quelques amis. Or, poursuivre les prescripteurs de tels produits, c'est une façon de leur interdire de faire de la prévention car qu'il est de plus en plus reconnu que l'alimentation joue un rôle fondamental sur la santé, que ce soit d'ailleurs à titre préventif ou curatif. Les poursuites empêchent les praticiens et usagers de prendre en compte l'alimentation comme moyen de parvenir, selon l'expression de l'Organisation mondiale de la santé, "au meilleur état de santé possible". Ce procès est exemplaire car il est la manifestation de la modification des rapports de force entre institutions médicales et patients, ces derniers devenant de véritables consommateurs. On sort du "paternalisme médical", expression du doyen Savatier dans son Traité de droit médical des années 1950 pour entrer dans l'ère du consommateur de soins de santé. Le patient se mue en acteur de sa santé, il veut comprendre, être informé et décider en toute connaissance de cause. Ce qui m'a choquée c'est que l'on poursuive les prescripteurs et même les consommateurs, ce qui me semble une atteinte profonde au libre choix thérapeutique et alimentaire.

Vous avez précisé que la France était l'objet de plaintes à Bruxelles en matière de plantes. Pour quelles raisons ? Comment ces produits sont-ils réglementés dans notre pays ?

Un décret de 1979 autorise la vente en dehors des pharmacies de 34 plantes seulement alors que la Belgique autorise la vente libre de 320 plantes ! Ceci pose problème dans la mesure où certaines plantes peuvent entrer dans la composition de compléments nutritionnels ou de confort et donner lieu à des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie. La France cultive en général l'art de la contradiction : par exemple, alors que l'homéopathie est remboursée par la Sécurité sociale, elle est encore considérée par l'Ordre des médecins (même si elle est tolérée comme orientation médicale) et par l'Académie de médecine comme une thérapeutique insuffisamment éprouvée. Dans les départements français d'Outre-mer, qui appartiennent pourtant à la France, une et indivisible, il sera très troublant de remarquer que les plantes d'Outre-mer ne sont pas légales car non enregistrées dans un recueil officiel appelé " pharmacopée française ", anciennement codex. La conséquence en est que les pharmaciens d'officine des DOM-TOM ne peuvent pas vendre leurs plantes locales mais sont contraints de proposer uniquement les plantes métropolitaines.

Quel devrait être, selon vous, le rôle de l'Etat en matière de santé, ne doit-il pas avant tout de protéger l'individu et non jouer au censeur ?

Le rôle de l'Etat n'est pas de se substituer à l'individu pour choisir et décider à sa place quelle alimentation il doit privilégier, quels soins il doit recevoir ou quels médicaments il doit consommer, mais l'Etat est là pour offrir une information claire, loyale et transparente, coupée de tout intérêt politique, économique et corporatiste, permettant ensuite au consommateur de faire son choix lui-même.

Vous avez largement contribué à faire évoluer le droit français et européen (résolution Lannoye, article 75 Droits des malades, loi belge, projet de loi portugais, évolution de la jurisprudence en matière fiscale, pénale et disciplinaire). C'est déjà un bel acquis pour le droit de la santé, que reste t-il encore à faire ? Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?

Pour l'essentiel, je me suis fixée comme objectif de contribuer à la prise de conscience que nos institutions sanitaires doivent pour certaines être réformées (trop de liens avec l'industrie pharmaceutique ou agro-alimentaire notamment). J'espère aussi que les pouvoirs publics actuels sauront aller jusqu'au bout de la réforme qui a été engagée dans la loi " droits de malades " à propos de l'Ordre des médecins. Cette réforme de l'Ordre des médecins est une première puisque, depuis Vichy, jamais aucun débat parlementaire n'avait eu lieu sur ce sujet. Mais il est clair que, dans un deuxième temps, il faudra aller encore plus loin car des problèmes n'ont pas encore été évoqués. C'est aussi le libre choix du consommateur de santé qui doit être renforcé en lui permettant d'accéder concrètement à tous les produits médicamenteux ou non de son choix, dans le respect bien compris de la libre circulation des marchandises et d'accéder à une véritable information. Ceci veut dire aussi des réglementations bien faites en matière de plantes, compléments nutritionnels... Car l'enjeu de la médecine du troisième millénaire repose sur "un nouveau rapport de force" entre le patient et le thérapeute. Le patient n'est plus passif : il veut reprendre le contrôle de son corps et décider lui-même de ce qui est bon pour lui. En bref, contribuer à faire triompher le libre choix thérapeutique de telle sorte que soit restaurée l'autodétermination de l'individu sur son propre corps, autodétermination que nul pouvoir, nulle logique commerciale ne saurait annihiler.

OUVERTURE D'ESPRIT ET LIBERTE DE CHOIX THERAPEUTIQUE

Chaque individu à des ressentis plus ou moins forts vers une pratique holistique, le problème est qu'actuellement, il n'a pas de législation encadrant nos professions, aussi c'est une porte ouverte aux dérives sectaires. On voit parfois des commentaires aussi dangereux que ceux-là : - "arretez vos traitements et votre chimiothérapie qui sont un poison pour votre organisme et laissez-nous vous guérir par le..."
- "mon don m'a été offert par dieu et je vais vous soigner de votre virus HIV, arretez de voir votre médecin, ayez confiance en moi..."

Il y a danger dans tous les cas, il n'y a pas de thérapie miracle, il n'y a pas de soin en solo sans l'accompagnement de la médecine conventionnelle, si la personne tient de tels propos, surtout ne prenez pas rdv.
On n'a pas le droit d'interdire un traitement en cours prescrit par votre médecin, on n'a pas le droit de prescrire des médicaments, on est là simplement en tant que conseiller, accompagnateur, offrant une solution supplémentaire pour soulager vos maux.

Fuiez aussi toutes les personnes qui proposent des stages de formation dans les médecines énergétiques, devenir magnétiseur ne s'apprend pas à l'école, c'est un don de naissance, on l'a où on ne l'a pas.
Méfiez-vous aussi des méthodes qui vous paraissent dangereuses pour votre santé, par exemple des régimes draconniens alors que vous n'en avez pas besoin (régime macrobiotique, dangereux pour les enfants en croissance car on observe des carences en vitamine B12).
Pour choisir votre thérapeute n'hésitez pas à trouver une bonne adresse par le bouche à oreille, contrôlez que la personne ait pignon sur rue et qu'elle soit déclarée fiscalement, à moins que cela soit le bon vieux magnétiseur de campagne qui fait son travail bénévolement !!! et dans ce cas, le soin doit-être gratuit !!!

Soyez vigilant sur les groupes de guérison, il n'y a pas que des charlatans dans notre profession, seulement des aprioris.
Sur un site internet, n'hésitez pas à lire les commentaires du thérapeute pour comprendre comment il fonctionne et quel est son état d'esprit. Une autre mise en garde sur l'aspect pécunier, il ne faut pas que le thérapeute vous promesse monts et merveilles pour une somme mirobolante. Le prix d'une consultation doit rester raisonnable, renseignez-vous chez plusieurs praticiens afin de connaître les tarifs pratiqués dans la thérapie choisie.

Un lien de confiance doit pouvoir s'établir dès la première séance, s'il y a des comportements qui vous paraissent désobligeants ou malveillants, quittez le cabinet sans attendre.
N'hesitez pas à vous fier à votre intuition, votre corps et votre esprit sauront faire le bon choix pour leur bien-être !

Daniel Namazu
(Magnétisme - Naturopathie - Réflexologie - Relaxologie - Digipuncture)
963 chemin des Moulins 32600 Pujaudran
Tél.: 05-62-07-48-93 (RDV du Lundi au Samedi inclus de 9 h à 19 h)