SOINS ALTERNATIFS A TRAVERS LES CULTURES



















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


[ RETOUR ]

Les savants de la médecine arabe ont perpétué le savoir des textes scientifiques grecs. Ils ont ensuite élaboré une nouvelle pharmacopée.
Fervants adeptes de la prévention et de la nutrition, ils évitent les excés et les mélanges alimentaires. Leur optique est la guérison du corps et de l'âme. De nombreux hôpitaux étaient des écoles enseignant le savoir médical dans les grandes métropoles.
Le célèbre prophète Mohammad dit ceci cet hadith : "Nous sommes un peuple qui ne mange que lorsqu'il a faim et lorsque nous mangeons, nous évitons les excès". Les Arabes ont développé deux grands domaines de médecine : l'ophtalmologie et la pharmacologie. (première opération de la cataracte). Ils investirent beaucoup dans la recherche scientifique qui était considérée comme un pilier principal de l'Ijtihad (désigne l'effort de réflexion que s'autorisent les oulémas "savants" pour interpréter les textes fondateurs religieux, effort personnel pour acquérir le savoir et le mettre au service de l'humanité). De nombreux végétaux sont alors utilisés notamment à usage oculaire tel que le camphre, l'ambre et le musc. L'ophtalmologie est l'une des branches médicales ou les Arabes ont excellé, tant dans le domaine théorique que dans le domaine pratique.
Une autre pratique qui était un de leurs points forts, c'est la chirurgie, ils ont inventé l'anesthésie à l'éponge, ils pratiquaient les accouchements par césarienne, réduisaient les fractures et utilisaient les prothèses dentaires.

Un des premier médecin arabe digne d'intérêt fut Al Thakefi, vers le VIe siècle. Il fut formé dans une école Perse, il s'intéressa essentiellement à l'hygiène alimentaire et sexuelle, recommanda en priorité l'usage des lavements et des ventouses, et ne conseilla l'usage des drogues et des médicaments qu'en cas de nécessité absolue.
Au moyen âge deux médecins se distinguent Avicenne et Rhazès.
Rhazès rédigea une énorme encyclopédie médicale de 22 volumes, et une totalité de 61 ouvrages sur la médecine. Il y étudie des infections: comme la rougeole, la variole, les infections enfantilles, la psychologie liée à l'état des malades.
Avicenne (Ibn Sina) :
fort d'une grande maturité philosophique et d'une grande intelligence, ses connaissances dépassèrent rapidement celle de ses maîtres. Il étudia les désordres internes et externes des membres, et les maladies (fièvres, tumeurs, pustules, fractures et soins de beauté).Il a écrit un livre qui contient les définitions des maladies et leurs symptômes ainsi que les médicaments efficaces. Il commence sa description des maladies de la tête au pied. Ce livre très connu fut étudié par les " futurs médecins" de l'Europe jusqu'au XVIIème siècle. Avicenne fut donc bien l'un des plus grands médecins du Moyen Age. Ce persan est un véritable génie et le fondateur de l'école iranienne de médecine. Surnommé "le maître par excellence". L'oeuvre d'Avicenne est considérable, 456 ouvrages en arabe et 23 en persan. En matière médicale, on dénombre 43 ouvrages. "Le Canon de la médecine" est incontestablement l'une de ses oeuvres maîtresse avec "Le livre de la guérison des âmes" et "Le traité de l'Amour". Malheureusement, l'oeuvre d'Avicenne qui est parvenue jusqu'à nous est incomplète.
Le Canon fut l'ouvrage de référence de la médecine pendant 7 siècles, il fut longtemps la base des études médicales tant en Orient qu'en Occident puisqu'il fut enseigné dans la plupart des facultés européennes (la faculté de Louvain l'enseigna jusqu'au XVIIIe siècle). Il constitua la première somme claire et ordonnée de tout le savoir médical de son temps, enrichi de ses propres observations.

Vers le Xème siècle, l'Orient était fort de l'importante implantation d'hôpitaux (qui n'existaient pas en occident) dans les plus grandes villes du pays, les médecins (Syriens, Perses, Grecs et Musulmans) quand à eux pratiquaient déjà les visites à domicile. Les soins prodigués en milieu hospitalier étaient gratuits, ainsi que les consultations médicales chez les personnes de classe modeste. Un Hôpital célèbre par sa grandeur et son modernisme fut celui de Bagdad, il avait de nombreux spécialistes en : ophtalmologie, chirurgie, orthopédie.
Il y avait aussi l'assimilation "moral-guérison", c'est à dire que pour améliorer la rapidité de traitement des malades on prenait compte de leur état psychologique, c'est ainsi que des concerts étaient donnés pour les distraire. La musicothérapie venait donc de naître au moyen âge au moyen orient.
Sur un plan chirurgical, il existe pour les opérations de nombreux instruments, les techniques sont modernes pour l'époque. Les herbes et les huiles naturelles sont employées par les médecins pour soigner. Il y a aussi une véritable prise de conscience dans le domaine de l'hygiène.

On peut citer un grand maître de la chirurgie arabe Abulcassis (Xème siècle), il écrivit un livre à l'image de ses connaissances dans lequel il décrit avec précision plusieurs techniques médicales : l'amputation, les luxations, l'incision, les fractures, la cautérisation, la saignée, les petites interventions, l'hémiplégie d'origine traumatique, l'opération des calculs de la vessie, la gangrène et l'accouchement.
Ce livre est insolite pour l'époque car il y met des schémas illustrés explicatifs et décrit prés de deux cents instruments de chirurgie conçus par Abulcassis lui-même : stylets, bistouris, sondes, scies, ciseaux, otoscopes, cathéters, attelles...


Revenons sur le travail de Rhazès : qui était persan de naissance, mais pratiquait courament l'écriture arabe. Il s'interessa et étudia l'alchimie, la philosophie, les mathématiques et l'astronomie avant de devenir médecin. A 30 ans, il commenca ses études de médecine. Puis il voyagea en Syrie, en Égypte et en Espagne et à son retour il devint médecin à la cour du Prince Abu- Saleh Al Mansur. plus tard, il dirigera l'hôpital central Bimaristan à Bagdad. Rhazès avait l'habitude de dire : "en médecine, l'expérience est au dessus de la science", à propos de la médecine. Pour diagnostiquer un patient, il l'interroge précisément son patient pour définir sa maladie à partir des symptômes. Puis, il prescrit aux malades le traitement adéquat. Il a plusieurs spécialités qui sont : la chirurgie, la gynécologie, l'obstétrique, l'ophtalmologie, la stomatologie.
Il donna par la suite, les sept principes pour garder la santé :
- Modération et équilibre lorsque le corps est en mouvement et lorsqu'il est au repos.
- Modération en mangeant et en buvant.
- Élimination des surabondances.
- Amélioration et réglementation des habitations.
- Éviter les excès néfastes avant qu'il ne deviennent incontrôlables.
- Entretenir une harmonie entre les ambitions et les résolutions.
- Se forcer à acquérir les bonnes habitudes notamment concernant la pratique de l'exercice physique.

Dans son encyclopédie médicale le Kitab Al-Hawi ( Continens : nom latin), il cite des auteurs grecs et hindous.
Les 22 volumes traitent de multiples pathologie :

Volume 1 : les maladies de la tête ;
Volume 2 : les maladies des yeux ;
Volume 3 : les maladies des oreilles, du nez et des dents ;
Volume 4 : les maladies du poumon ;
Volume 5 : les maladies de l'oesophage et de l'estomac ;
Volume 6 : vomissement, obésité et cachexie ;
Volume 7 : les maladies de la poitrine, du coeur, du foie et de la rate ;
Volume 8 : les ulcères de l'estomac et de l'intestin, la dysenterie ;
Volume 9 : la gynécologie ;
Volume 10 : les maladies des reins, de l'urètre... ;
Volume 11 : les maladies d'estomac causées par des parasites abdominaux, les hémorroïdes, les désordres vertébraux, la goutte, les varices, l'éléphantiasis... ;
Volume 12 : les différentes sortes de cancer, inflammations, abcès, et tout ce qui a rapport avec les faiblesses du corps ;
Volume 13 : les maladies des os, fractures, maladies internes et ulcères, plaies des organes génitaux... ;
Volume 14 : défécation et vomissement... ;
Volume 15 : les fièvres (typhoïde et entérique), et les maladies causées par les obstructions des canaux naturels ;
Volume 16 : les fièvres trépidantes (degh) et épuisement, fièvres et refroidissements, fièvres ardentes ou fièvres infectieuses... ;
Volume 17 : la variole, la rougeole, et plaies de la gorge ;
Volume 18 : conditions critiques, crises ;
Volume 19 : l'urine et le rapprochement avec les piqûres de serpents et de scorpions, et les poisons ;
Volumes 20 et 21 : les médicaments ;
Volume 22 : la pharmacologie (saydaleh) et sujets rapprochant médecine et pharmacie.

Rhazès a aussi écrit Al-Jadri Va Al-Hawi, ce livre traite de la variole et de la rougeole. Sa description de la variole y est très minutieuse : il y détaille les différentes phases éruptives de la variole. Cette description est un modèle. En effet, depuis, rien n' a été ajouté sur les symptômes de la variole. Il fut considéré par certains comme étant le père de la médecine expérimentale. Il nous a laissé quelques 230 oeuvres traitant différents domaines.

Les arabes ont largement contribué aux progrès de la médecine occidentale, du Xe siècle environ jusqu'au XVIe siècle.
Dans le domaine de la psychologie et de la psychiatrie, les premiers traités sont arabes.
La médecine arabo-musulmane brille aussi par ses connaissances très développées de la pharmacopée.


On ne peut bien évaluer toutes les connaissances rapportées par la médecine arabe, cependant comme disait le grand islamologue et islamophile, William Montgomery Watt : "Quand on se rend compte de toute l'étendue des domaines que les Arabes embrassèrent dans leurs expérimentations scientifiques, leurs pensées et leurs écrits, on voit que, sans les Arabes, la science et la philosophie européennes ne seraient pas développées à l'époque comme elles l'ont fait. Les Arabes ne se contentèrent pas de transmettre simplement la pensée grecque. Ils en furent les authentiques continuateurs [...]. Lorsque vers 1100, les Européens s'intéressèrent à la science et la philosophie de leurs ennemis sarrasins, ces disciplines avaient atteint leur apogée. Les Européens durent apprendre tout ce qu'on pouvait alors apprendre, avant de pouvoir à leur tour progresser eux-mêmes."
Rahzès quand à lui fit cette remarque étonnante pour l'époque :
- " La vérité, en médecine, est une moyenne qu'on ne peut atteindre ; tout ce que l'on peut lire dans les livres a beaucoup moins de valeur que l'expérience d'un médecin qui pense et raisonne [...]. La lecture ne fait pas le médecin, mais bien l'esprit critique et le talent d'appliquer à des cas particuliers les vérités dont il a connaissance ".
- " En médecine, l'expérience est au-dessus de la science ". Il a défini la médecine comme " l'art qui se consacre à la préservation des corps sains, au combat de la maladie, et au rétablissement de la santé du malade ".

L'histoire de la médecine Arabo-musulmane apparaît riche d'enseignements et de découvertes, et on ne s'étonne pas dans ces conditions de trouver dans le Coran et les Hadiths une multitude de versets et de citations illustrant l'importance de la santé.
La médecine arabe recommandait une médecine d'hygiène, conseillait d'éviter l'excès de nourriture. Les remèdes utilisés se présentaient sous trois formes : le remède par les médicaments naturels, le remède par les médicaments divins et le remède composé par les deux.

Les arabes ont aussi apporté beaucoup de produits et de soins naturels pour la beauté du corps, des cheveux et de la peau.


Voici quelques produits célébres par leurs vertus :

L'huile d'Argane : Elle provient de l'arganier, un arbre sauvage qui ne pousse que dans la partie sud-ouest du Maroc. C'est un des très rares arbres survivants de l’aire tertiaire. Il ne pousse que dans le sud-ouest marocain. Depuis plus de mille ans, les femmes réparent leur peau des agressions du soleil, du sable en s'enduisant le corps, le visage et les cheveux de cette huile extraite du fruit de l'arganier. Elles en imprègnent les nouveaux nés qui bénéficient ainsi d'une protection contre les infections de la peau.

Nombreux sont les bienfaits de l'essence d'huile d'argane, elle est extrêmement riche en acides gras insaturés, dotés d'une valeur élevée en acide linoléique, elle est un puissant correcteur des carences en acides gras essentiels, si précieux contre le vieillissement de la peau.
De plus, l'huile d'argane, contient une proportion de tocophérols trois fois supérieures à toute autre huile. Cette propriété est à l'origine de ses pouvoirs anti-oxydants et anti-radicaux libres déterminant dans l'élasticité de la peau ( rides, vergetures,…).
L'intérêt diététique : est sa teneur en acide oléique qui rend cette huile particulièrement intéressante dans la régulation du cholestérol. Des études en cours semblent montrer que 2 cuillérées à soupe par jour d'huile d'Argane pendant un mois pourraient considérablement réduire le taux de cholestérol sanguin. L’huile d’Argane est riche en tocophérols (620 mg / kg pour l’huile d’Argane contre 320 mg / kg pour l’huile d’Olive) ayant une activité vitaminique E. Cette vitamine est un antioxydant puissant qui capture les radicaux libres et neutralise l'oxydation destructive.

Le savon noir : fabriqué à base de pâte d'olive saponifiée 100 % végétale.
Le savon noir est une substance entièrement naturelle sous forme de pâte de gommage sans grain, végétale et huileuse. Elle est obtenue à partir d'un mélange d'huile et d'olives noires broyées et macérées dans du sel et de la potasse.
Il n’est pas irritant pour la peau et est reconnu pour ses propriétés calmantes, adoucissantes, hydratantes, exfoliantes, et sa richesse en vitamine E.

Le savon d'Alep : Savon artisanal de recette naturelle ancéstrale frabriqué en Syrie à Alep. Le Savon d'Alep représente plusieurs milliers d'années de culture et d'histoire. Il est élaboré sans colorant, sans parfum, et sans adjuvant. Savon « surgras » dont les vertus curatives sont réputées. Son secret réside dans l'utilisation conjointe d'huile d'olive et d'huile de baies de laurier. Dans la tradition orientale il est recommandé pour les peaux très sensibles et pour la purification du corps, de part ses vertus anti-parasitaires. Recommandé pour l'acné, l'eczéma, le psoriasis, les croûtes de lait, la peau sèche, les pellicules. Anti mites : mettre un morceau de savon dans votre armoire pour protéger votre linge.
Propriétés de l'huile d'olive : Elle assouplit muscles et articulations. On l'employait aussi en médecine contre les troubles hépatiques, les calculs biliaires et les coliques néphrétiques. La feuille d'olivier, qui a la propriété de faire baisser la tension artérielle ainsi que le taux de sucre dans le sang , a été utilisée contre l'hypertension, l'angine de poitrine et le diabète sucré .
Propriétés du laurier : L'huile de baies de laurier a une action hyperémiante, antiseptique et antiparasitaire, bonne contre les furoncles, abcès et inflammations cutanées diverses, contre les douleurs rhumatismales et névralgiques.

Huile de Nigelle (cumin noir) : Nigella Sativa d’ Egypte contient des propriétés exceptionnelles connues depuis des millénaires et redécouverte récemment par les scientifiques. Les Pharaons utilisaient déjà le cumin noir pour renforcer leur organisme. L’Huile de Cumin Noir est reconnue pour son très large rayon d’action. Le prophète Mahomet immortalisa le cumin noir dans le Haddith, en ces termes: "le cumin noir guérit de toutes les maladies sauf de la mort". L’Huile de Cumin Noir n’est pas un médicament, son action est préventive. Elle est un excellent complément à toutes les thérapies médicales ou naturelles. Contre allergies, problèmes et infections cutanées (eczéma, psoriasis, brûlures, gerçures, coups de soleil...) inflammations articulaires, augmente le système immunitaire, stimule la digestion, agit sur l’estomac et les intestins.

Daniel Namazu
(Magnétisme - Naturopathie - Réflexologie - Relaxologie - Digipuncture)
963 chemin des Moulins 32600 Pujaudran
Tél.: 05-62-07-48-93 (RDV du Lundi au Samedi inclus de 9 h à 19 h)